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Machu Picchu - La Visite

Durée : 1 journée

Billet Machu-Picchu : Environ 50€ Machu Picchu seul + 5 € Montaña

Difficulté : Moyenne


Aguas Calientes, 4 heures du matin, la nuit a été courte. Le réveil sonne et marque le début d’une longue journée sur les chemins du Machu Picchu. Après avoir terminé notre sac, nous partons de l’hôtel en emportant notre petit déjeuner. Dans de nombreux hôtels, il est possible de demander gratuitement un petit déjeuner préparé si vous partez très tôt en direction du Machu Picchu. Le contraste d’ambiance avec la veille est saisissant dans les petites ruelles du village. Tout semble endormi, le stade est désert, les rideaux du marché artisanal sont baissés, les restaurants fermés. En seulement quelques heures, l’agitation touristique a presque totalement disparue. Presque seulement, car après quelques mètres, nous apercevons une très longue file d’attente le longe de l’avenue Hermanos Ayar. Ce sont les visiteurs qui ont choisi de monter au Machu Picchu en bus moyennant une dizaine de dollars. Quelques bus sont déjà stationnés, prêts à emmener les premiers visiteurs. Une dizaine de bus feront les allers-retours toute la journée. Dans la fraicheur matinale, tout le monde attend dans le calme. Les visages sont fatigués, les regards vagues. Les épaules des uns servent d’oreiller de fortune aux autres. La fraicheur matinale n’a visiblement pas suffit à les sortir de leur torpeur. Quelques visiteurs nous regardent, incrédules, ils doivent se demander quelle idée nous a pris de partir à pieds en pleine nuit !


Après avoir dépassé les derniers hôtels du village, on se retrouve dans le noir total sur la route en direction du checkpoint. D’autres visiteurs ont aussi pris la décision de rejoindre l’entrée de la cité à pieds. L’humidité ambiante nous fait presque oublier les quelques gouttes de pluie qui commencent à tomber. Les lueurs du poste de contrôle apparaissent après un petit quart d’heure de marche. Il ne s’agit que d’une premier contrôle des billets, l’entrée de la cité se situe plus haut ! Ici aussi, de nombreux autres visiteurs patientent. L’ouverture de l’accès au Machu Picchu au niveau du checkpoint s’effectue à 5 heures du matin mais faut prendre un peu d’avance. La pluie redouble d’intensité et surpasse maintenant l’humidité. Les premiers bus arrivent et commencent à monter vers l’entrée de la cité. Nous attendons environ vingt minutes avant de pouvoir présenter notre ticket et notre passeport aux contrôleurs.


Le sentier de Vilcabamba mène à l'entrée principale du Machu Picchu. Il démarre sur la droite après avoir enjambé le Rio Urubamba. Très pentu, il monte régulièrement avec des escaliers de hauteur plus ou moins régulières. De bon matin, ça fait chauffer les jambes ! Finalement, les premiers au checkpoint ne seront pas les premiers en haut. Le sentier monte presque tout droit, coupant la route principale plusieurs fois. Ce sont les seules portions à peu près plates et beaucoup de marcheurs s’arrêtent pour récupérer leur souffle… L’humidité, la pente et l’altitude vont être, une heure durant, leurs pires ennemis.


Entrée du Machu Picchu

La végétation nous protège quelque peu de la pluie, mais elle retient aussi toute l’humidité. On transpire beaucoup et on est trempés, cette impression d’être sous une douche est ni agréable ni désagréable mais fait partie de l’aventure ! Plus on monte, plus le bruit de l’entrée du Machu Picchu s’amplifie. Il est à peine 6 heures du matin et nous quittons l’ambiance paisible de la forêt pour retrouver l’agitation touristique. Nous rejoignons les visiteurs arrivés en bus quelques minutes plus tôt. Des guides proposent leurs services, créant des groupes en fonction des langues parlées par les visiteurs. Nous choisissons de ne pas nous joindre à un groupe afin de visiter la cité à notre rythme. L’ouverture du parc est faite à 6 heures et la file d’attente s’agite. Quelques voix s’élèvent pour réprimander les personnes qui doublent, les plus endormis au départ semblent désormais bien éveillés !


La nourriture est interdite au sein de la Cité, on peut quand même manger des barres ou des fruits mais il faut rester discret et ne pas se pointer avec son petit sachet de pique-nique visible à l’entrée. Il faut marcher quelques minutes à travers les premières terrasses avant de découvrir les premiers édifices. Certaines terrasses sont aménagées pour permettre aux visiteurs de prendre des photos. C’est une des raison pour lesquelles les photos du Machu Picchu sont presque toutes semblables.



Les nuages, la brume matinale et les premières lueurs du jour rendent le lieu on ne peut plus grandiose. Quelques lamas accueillent les visiteurs depuis leur terrasses. Après avoir profité de ce premier point de vue, on se dirige vers le départ du sentier d’accès à La Montaña. Cet itinéraire ouvre seulement à 7 heures et quart. Cela nous laisse un peu de temps pour se reposer et voir le soleil tenter de percer la brume matinale. Lorsque l’on démarre la montée vers La Montana, peu de personnes sont présentes. Il faut compter entre une heure et deux heures de marche pour atteindre le sommet.


Nous faisons partie des premiers à s’élancer sur le sentier. Majoritairement constitué d'escaliers, il serpente dans la forêt et sur les crêtes surplombant la cité. Certains endroits sont assez impressionnants, d’autres très raides. C’est un très beau chemin varié qui offre parfois un beau panorama sur l’ensemble du Machu Picchu. Nous prenons de la hauteur et arrivons au sommet vers 8 heures. D’après nos informations, le point de vue est somptueux, tant sur le Machu Picchu que sur les montagnes alentours et la Vallée Sacrée.


Malheureusement, la vue est totalement bouchée par le brouillard ! On ne voit absolument rien ... On attend dans le petit abri sommital en espérant que ça se dégage un peu. D’autres visiteurs sont arrivés et attendent aussi. Après avoir marché et transpiré, le vent frais nous saisit et pousse de nombreuses personnes à redescendre sans attendre. Finalement, on repart du sommet vers 11h30 sans avoir eu la moindre éclaircie. Le guide au sommet “ferme” le sommet a 12:00 et les dernières personnes encore en train de monter sont priées de redescendre.



De retour en bas de la Montaña, on entame notre visite dans la cité en étant plus chanceux cette fois ci puisque le brouillard s’est un peu dissipé ! On prend notre temps pour admirer le lieu. Même si il y a beaucoup de monde aux endroits les plus mythiques afin de réaliser la photo parfaite, il suffit de s’éloigner pour trouver un peu de tranquillité. La totalité des chemins et accès est balisée et il n’est pas possible d’aller là où on veut, il y a même des sens de circulation à certains endroits. Par contre, il est possible de monter en direction de deux lieux dont un assez tranquille. Le premier est La Porte du Soleil (Puerta del Sol) et est assez fréquenté. Il faut environ 30 minutes de marche pour y accéder et sa position reculée permet d’avoir une vue d’ensemble du Machu Picchu. De nombreux parcours de treks permettent de rejoindre le Machu Picchu via cet accès qui est aussi un des accès historique au site et peu connu. Nous choisissons d’aller vers le second lieu, plus proche du centre du site. Il s’agit du Puente Del Inca (Inca Bridge). Accessible en moins de vingt minutes de marche depuis le Machu Picchu, c’est un ancien accès taillé dans la roche. Le sentier pour y accéder passe à flanc de falaise et il faut s’inscrire à la petite cabane d’entrée du chemin. L’accès y est contrôlé car le chemin est étroit et peu sécurisé. Retrouvez plus d’informations ici car malheureusement à cause du mauvais temps nous ne sommes pas allés jusqu’au pont … Les accès au Machu Picchu sont multiples et une connaissance à Arequipa me dira même plus tard qu’il est possible d’accéder au Machu Picchu sans même payer, en passant par un chemin ancestral tout à fait inconnu.


De retour vers les terrasses de la cité, nous retrouvons les groupes de visiteurs et nous dirigeons vers la Maison de Garde. Cette maison, est un des lieux du site les plus prisés car elle permet d’avoir une vue sur l’ensemble de la partie basse de la cité. Sa position dominante permet d’avoir de nombreuses possibilités photographiques car elle offre une vue dégagée sur le Huyana Picchu et les autres montagnes environnantes. Autrefois, cette petite structure, peu impressionnante, servait de poste de garde pour les soldats. Cela leur permettait d’avoir une vue panoramique sur les deux entrées principales, à savoir la Porte du Soleil au Sud et le sentier de Vilcabamba à l’Ouest. Après avoir eu notre photo, nous reprenons notre visite vers la partie basse de la cité. Le Machu Picchu est en effet organisé en deux secteurs. Le premier, celui l’on était, est le secteur agricole. Le second, en partie basse est le secteur urbain. Ce même secteur est divisé en deux parties bien distinctes : le quartier intellectuel et religieux à l’Ouest et le quartier civil à l’Est.



Nous descendons donc en direction du premier quartier en passant devant différentes constructions et notamment le Temple du Soleil. C’est un bâtiment où étaient mesurées les illuminations du Soleil au moment des deux solstices. La visite de ce premier quartier nous permet aussi de découvrir ces fameuses structures de roche taillées et ajustées sans nécessiter de mortier ou autre ciment. Ce sont les murs à joints parfaits, réservés aux bâtiments royaux ou bien religieux. Un tel niveau de précision est juste dingue quand on pense aux outils qui étaient à la disposition des Incas. On remarque en passant que certains murs ne sont pas tout à fait droits. Cela est particulièrement visible sur le cadre des portes. On peut observer que la base du mur est plus large que la partie haute et ce sur chaque face du mur formant une sorte de trapèze. Comme rien n’est fait au hasard, à quoi cela peut bien servir ? La zone géographique où se situe le Machu Picchu est très active au niveau sismique ! La légère inclinaison des murs leur confère une meilleur résistance sismique. Les murs sont aussi très épais afin de bien conserver la chaleur. D’autres bâtiments, les plus prestigieux, sont construits à même la roche !

Nous passons devant quelques fontaines et canaux. Les fontaines, au nombre de 16, font partie intégrante d’un système très ingénieux de distribution de l’eau dans toute la cité. Les nombreux canaux permettent aussi d’évacuer correctement l’eau, ce qui s’avère indispensable dans une région au climat tropical et souvent confrontée à des pluies diluviennes. Nous terminons notre visite dans le quartier religieux par un passage au temple de la Lune. C’est un temple construit à l’intérieur d’une grotte naturelle. Ce lieu cache encore bien des secrets quant à son utilité et sa place dans la vie de la cité.

En approchant du quartier civil, on s’éloigne des groupes de visiteurs et de l’agitation générale. L’ambiance plus calme nous donne l’impression d’être tout à fait dans un autre endroit et l’on peut maintenant vraiment imaginer la vie à l’époque des Incas. La vue depuis certaines bâtisses est vraiment magnifique ! Nous retrouvons aussi quelques fontaines et autres canaux qui évacuent l’eau vers le bas de la cité. Nous rejoignons ensuite la sortie de la cité en passant par les bergeries et autres bâtisses agricoles.


À 14 heures et après avoir tamponné notre passeport pour le souvenir, nous entamons notre descente par le même sentier de Vilcabamba… La majorité des visiteurs vont choisir de payer pour prendre un bus (12$ le trajet) après cette journée de visite. Nous arrivons au checkpoint après 30 minutes de marche, la descente étant bien plus rapide que la montée mais tout aussi douloureuse pour les jambes ! Sur la dernière portion de route avant d’arriver au centre d’Aguas Calientes, de nombreux bus remplis de visiteurs nous doublent à toute allure. Ce sont désormais les vitres des bus qui servent d’oreiller de fortunes aux visiteurs exténués...



Un petit mot sur la légende de la porte secrète de Crespy


Début 2010, un ingénieur Français, David Crespy visite le Machu Picchu et remarque la présence de ce qui serait une ancienne porte condamnée par des blocs de roche. Il pourrait s'agir d'une porte menant sur un site funéraire de grande importance car elle se situe sous le "Temple des Trois Portes", un des bâtiments principaux de la cité. David Crespy averti immédiatement de cette découverte les archéologues et les institutions officielles. Plusieurs mois après cette découverte, aucune nouvelle ne lui est parvenue et l'affaire semble être au point mort. Il prend contact avec Thierry Jamin, un explorateur Français dont les principales investigations concernent la présence des Incas en Amazonie et la localisation de la cité perdue de Païtiti.. Ils se rendent plusieurs fois au Machu Picchu courant 2012 pour tenter de faire avancer l'affaire, et obtiennent l'autorisation de procéder à des mesures à l'aide de résonance électromagnétiques. Une cavité ainsi que de nombreux objets en or et en argent sont détectés derrière cette porte... Cette avancée permet à l'équipe de Thierry Jamin et David Crespy de prouver leur intuition. L'étape suivante sera d'obtenir l’autorisation d'ouvrir cette cavité. C'est à partir de ce moment que l'histoire prend des proportions extrêmes, entre intimidations, pressions et menaces de mort.


Pour en savoir plus sur cette "légende", n'hésitez pas à visiter ce site. Il présente toute la chronologie de cette histoire, les actualités et les documents officiels dans le but de permettre au lecteur de se faire son propre avis ...



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©2020 par Baptiste Achard.

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